Une rentrée normale de plus en plein confinement !

(actualisé le )

Deux mois depuis la rentrée, les services de réanimation sont pleins ou presque dans nos hôpitaux, les établissements scolaires sont les premiers clusters de France, le couvre-feu a visiblement été inefficace... On aurait pu s’attendre à des mesures fortes pour ce deuxième confinement. Malheureusement les mesures sont minimales, conditionnelles et tardent à se mettre en place. Pourtant tout était prêt d’après notre ministre.

Une rentrée normale de plus en plein confinement !
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La limitation du brassage des élèves aurait dû être anticipée avant la rentrée de septembre. La mettre en place en cours d’année est une véritable gageure pour les personnels de direction, particulièrement en lycée. Les masques auraient également pu être rendus obligatoires à l’école primaire dès le début de l’année. Pourquoi attendre d’être au cœur de la tempête pour prendre ces simples mesures qui ne nécessitent que très peu de moyens ? Par ailleurs, notre ministre a enfin annoncé des campagnes de tests dans les établissements ou aux abords proches, nous attendrons leur mise en place pour nous en réjouir...

Désormais la tempête est là, il est grand temps de réduire la voilure puisque nous ne l’avons pas fait avant ! Déjà, nombre de chefs d’établissements prennent l’initiative de limiter l’accueil des élèves pour organiser les cours en demi-groupe. Ils se mettent ainsi en porte-à-faux vis-à-vis de leurs obligations car le protocole prévoit un accueil pour tous sur l’ensemble du temps scolaire. Déjà des collègues, des élèves et des parents d’élèves se manifestent, protestant contre le manque de mesures pour lutter contre la circulation du virus au sein des établissements scolaires.

Devant la vacuité des mesures proposées par le ministère, le SA-EN soutient toutes les initiatives locales visant à réduire l’accueil en présentiel et à mettre en place dès maintenant du travail en distanciel lorsque cela est possible. Ces mesures devront perdurer jusqu’à ce que le niveau de circulation du virus soit devenu supportable. Si cela n’est pas fait rapidement, il est à craindre de devoir fermer totalement les écoles, collèges et lycées dans les jours qui viennent. Il faudra alors se rendre à l’évidence, nous n’aurons rien appris de la première vague.

Enfin, il est désormais extrêmement urgent d’obtenir des allégements de programme, y compris pour les examens sans quoi nous courons collectivement à la catastrophe, particulièrement lors des épreuves du nouveau baccalauréat. Une chose est certaine, cette année scolaire n’aura rien de normal, il ne faut plus se voiler la face.