Reprise de cours et baccalauréat : réponses du Ministre ?

(actualisé le )

A l’heure où la France se confine en raison du covid-19, Le Ministre de l’éducation nationale envisage peut-être un retour des cours pour le 4 mai (I) et le maintien du baccalauréat (II) selon la déclaration au parisien le 23 mars 2020 et le JT du midi 24 mars.

I. Le retour des élèves en classe dépendra bien évidemment de la résolution de la crise sanitaire que le pays connait. Cette date avancée pour le SA-EN n’est qu’une hypothèse afin que la communauté éducative puisse se préparer.

En outre, à l’heure où les discussions se focalisent sur l’accès de tous au numérique et donc de l’accès des élèves au contenu et à la continuité pédagogique, Monsieur le Ministre propose des « modules de soutien scolaire gratuits » pour la fin du mois d’août pour les élèves le plus en difficultés. Le SA-EN étudie cette proposition qui de toute façon ne pourra s’envisager qu’avec des enseignants volontaires et rémunérés.

II. Le maintien du baccalauréat prendrait en compte le « contrôle continu de manière importante ou partielle ». En somme, rien n’est défini. Le Sa-en attend en conséquence une réponse dans un délai raisonnable afin que cela ne soit pas anxiogène pour la communauté éducative.

Reprise de cours et baccalauréat : réponses du Ministre ?
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Le SA-EN rappelle qu’il n’est pas opposé au contrôle continu comme solution à cette période de confinement. Toutefois, un véritable contrôle continu selon le SA-EN, ce sont des interrogations et des devoirs au cours d’une année scolaire entière. Si la suspension des cours devait malheureusement persister, les contrôles et devoirs antérieurs ne peuvent être considérés comme suffisants. En outre, changer les règles de la validation en cours de scolarité ne semblent pas être pédagogiquement une bonne solution. Ce changement pourrait pénaliser certains élèves ne misant que sur le contrôle final et qui sans connaissance de cette règle de contrôle continu somme toute seraient fortement pénalisés.

Comment ne pas créer d’injustice dans cette période de confinement et conserver des règles d’éthique et d’équité ?