Réactions aux nouvelles modalités du bac 2020, du diplôme national du brevet et des CAP-BEP

(actualisé le )

Vendredi 3 avril, Jean-Michel Blanquer, suivant en cela l’avis du Premier ministre, a choisi le scénario de la délivrance des diplômes du baccalauréat, du DNB, des CAP et BEP à partir du contrôle continu intégral sauf pour les épreuves orales du français en fin de première. Des oraux de rattrapage sont prévus fin juin début juillet pour les élèves ayant obtenu une moyenne entre 8 et 10 ainsi qu’une session en septembre en même temps que pour les candidats libres.

Réactions aux nouvelles modalités du bac 2020, du diplôme national du brevet et des CAP-BEP
Version téléchargeable et imprimable

Dans le contexte actuel d’un confinement et d’une continuité pédagogique qui nous le savons, accentuent des inégalités des conditions d’apprentissage pour l’ensemble des élèves, c’est en effet la solution la plus acceptable à condition de rester vigilant sur la question de l’harmonisation des notes afin d’éviter les disparités entre les différents établissements. Par ailleurs l’assiduité des élèves aux cours en présentiel mais aussi durant la période de confinement doit également être envisagée. Enfin, il est important que siègent des jurys d’examen pour que les enseignants étudient les livrets scolaires des élèves selon les modalités habituelles.

La FA-ENESR est sensible au fait que le critère essentiel qui a motivé le ministre de l’Éducation Nationale soit de ne « pas léser les élèves ». Cependant ce même ministre ajoute que le mois de juin devrait permettre de « rattraper les cours perdus actuellement ». Qu’est-ce à dire ? N’y aurait-il pas eu de continuité pédagogique pendant la période de confinement ? Il va de soi que si la reprise a lieu à partir du 4 mai, ce qui à ce jour est loin d’être certain, le mois de juin devra être consacré à la consolidation des acquis, à la vérification des apprentissages des élèves pendant cette période particulière et à la réduction des inégalités constatées.

Par ailleurs, la FA-ENESR se satisfait de l’annulation de la deuxième session E3C. En revanche, si l’on en croit les déclarations du ministre, les résultats de la première session, considérés comme du contrôle continu, seraient comptabilisés pour la session 2021 du baccalauréat. Dans le contexte des revendications contre la réforme de cet examen et les fortes manifestations contre le déroulement de la première session, peut-on sérieusement envisager la prise en compte des notes de cette 1ere session pour le baccalauréat de l’année prochaine ? Nous savons dans quelles conditions mouvementées elles se sont déroulées et envisager d’en tenir compte pour l’obtention du baccalauréat 2021 et ce sans aucune négociation syndicale, n’est pas envisageable.

Plus que jamais dans un temps post-confinement, la réforme du lycée et du baccalauréat sera à reconsidérer à la lumière des travaux du comité de suivi mais aussi en concertation avec les syndicats.