Pour la FA-ENESR, les futurs professeurs des écoles doivent pouvoir sortir de l’école !

(actualisé le )

Le gouvernement, comme malheureusement tous ses prédécesseurs, désirent réformer les formations des futurs enseignants. Cette fois, « bonne nouvelle », il ne s’agit pas de changer de nom à la composante universitaire chargée de cette formation (nous sommes passés des écoles normales, aux IUFM, aux ESPE puis aux INSP...) mais, mauvaise nouvelle, de faire assurer cette formation par des lycées « associés » à des universités.

Pour la FA-ENESR, les futurs professeurs des écoles doivent pouvoir sortir de l’école !
Version téléchargeable et imprimable

Mauvaise nouvelle, tout d’abord, car cette licence, principalement préparée en lycée, destinée à quelques futurs candidats au concours de professeurs des écoles, ne ferait passer ces derniers à l’université que deux petites années (en master) à quoi bon alors nous ressasser qu’ils faut développer les liens entre l’école et l’université !

Mauvaise nouvelle, ensuite, car ce projet dénommé Parcours Préparatoire au Professorat des Écoles (PPPE) est une nouvelle entorse au fait que les licences se préparent au sein de l’enseignement supérieur public notamment parce qu’elles s’appuient sur une approche à l’enseignement par la recherche et, nécessairement, sur des unités de recherche dont les lycées ne disposent pas.

Mauvaise nouvelle, enfin, car cet ersatz de classe préparatoire (CPGE) ne fera pas bénéficier leurs futurs élèves des points forts des CPGE et, notamment, du système des colles. Système sans doute trop coûteux pour avoir été, en l’espèce, oublié.

Enfin, la liste n’est pas exhaustive, faire reposer ce parcours atypique sur les seules licences de maths et de lettres risquent de d’engendrer une autocensure chez des jeunes qui, pourtant, envisageaient de candidater à ce nouveau parcours PPPE.

Pour la FA-ENESR, la formation des futurs enseignants doit se faire au sein des établissements d’enseignements supérieurs (universités et écoles normales supérieurs) et le ministère de l’éducation nationale doit en finir avec ce type d’expérimentation.