Modalité du baccalauréat 2020, brevet des collèges, la fin partielle d’un cauchemar

(actualisé le )

En confirmant, ce 3 avril, que l’évaluation des baccalauréats et du brevet 2020 se ferait essentiellement en tenant compte du contrôle continu, le Ministre de l’éducation nationale a choisi de mettre fin aux incertitudes dont pâtissaient nos élèves mais aussi, de manière plus large, l’ensemble de la communauté éducative.

Modalité du baccalauréat 2020, brevet des collèges, la fin partielle d’un cauchemar
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La continuité pédagogique, même si elle s’inscrit dans le principe général de continuité du service public, ne remplacera jamais la transmission directe du savoir et, nécessairement, l’appui et l’encadrement dont peuvent bénéficier, au sein des classes et établissements, les élèves.

Sans faire du Zola ou du Dickens, bien que... certains élèves ne bénéficient toujours pas d’un accès réel à l’outil numérique et, autre écueil, de conditions de travail satisfaisantes au sein de leurs lieux de confinement. Il est donc compliqué pour l’ensemble des élèves, mais à plus forte raison, pour celles et ceux qui préparent, à court terme, un examen, de se consacrer pleinement et de suivre ainsi un cursus. S’ajoute à cela, la contrainte, pour les terminales, de l’existence d’une véritable épée de Damoclès : Parcoursup...

L’annonce du Ministre est donc salutaire puisqu’elle pourrait alléger, en partie, la charge subie par les élèves.

Pour la FA-ENESR, la communauté éducative a aussi, malgré un effort incommensurable et des outils numériques plus ou moins efficients..., tenté de préparer, parfois sans réelles consignes, les candidats au baccalauréat 2020. La responsabilité de l’enseignant, déjà lourde en temps normal, a été décuplée. Cette annonce du Ministre, là aussi, devrait apaiser, en partie, le climat.