Le CNED et le télétravail à l’heure du confinement ?

(actualisé le )

A l’heure du confinement de la seconde vague, le SNPTES et le SA-EN constatent une situation étrange au CNED.
Etrange, en effet pour un opérateur qui gère la formation de plusieurs centaines de milliers d’apprenants à distance de ne pouvoir instaurer le travail à distance de ses personnels dans les meilleures conditions. Paradoxe.

Le CNED et le télétravail à l’heure du confinement ?
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Le SNPTES et le SA-EN ont souhaité laisser à la direction puis à nos collègues le temps d’organiser ce nouveau confinement, néanmoins, il y a déjà eu ce printemps, une avant-première à la situation vécue aujourd’hui. Et force est de constater que le CNED n’a pourtant pas prévu alors même que depuis plusieurs mois, nous sommes avertis de l’imminence d’une seconde vague de confinement.

Le SNPTES et le SA-EN s’interrogent qu’un établissement comme le CNED n’ait pas anticipé le télétravail de ses personnels. Il appartient pourtant à l’employeur d’équiper ses salariés et de prendre toutes les mesures nécessaires. A titre d’exemple, l’installation de la Softphonie via l’installation de Microsip au Centre de Relation Client s’éternise au risque de contamination tant dans les transports que sur le lieu de travail des agents forcés de revenir sur site.

En outre, il est constaté une inégalité entre les services éligibles ayant pu bénéficier du télétravail dès le début et pas d’autres, une mise en œuvre à deux vitesses.

Le SNPTES et le SA-EN tirent la sonnette d’alarme et demandent :

  • l’énumération dans un document officiel, des missions télétravaillables par catégorie de métier ou du moins si celui-ci existe, une communication élargie à tous les agents,
  • l’équipement du matériel à tous les collègues éligibles dans les plus brefs délais,
  • l’équipement des logiciels ad hoc.

Le SNPTES et le SA-EN demandent que la direction prenne les décisions rapidement pour que ce paradoxe ne devienne pas catastrophe.